Monuments historiques

La collégiale

La vieille église primitive ayant été détruite, c’est sans doute à la fin du XIIe siècle que l’on construisit une nouvelle église de style roman dont il ne reste aujourd’hui que peu de choses, mais dont les traces (abside, chœur, ancien escalier) indiquent qu’il s’agissait d’un monument d’ampleur conséquente.

Erigée en collégiale sous le vocable de « Notre-Dame-des-Anges » par l’évêque de Cavaillon en 1212 (titre confirmé par le Pape Honorius III en 1222), la Collégiale est dédiée à l’Assomption de la Vierge. L’évolution de Notre-Dame-des-Anges, jusqu’à sa rénovation au XVIIe siècle, est peu connue faute d’informations et de recherches. Toutefois, le beffroi, qui constitue l’actuel clocher, a bien été édifié par les Consuls en 1538.

La reconstruction de l’édifice, liée à l’effondrement de la vieille nef en 1636, s’est basée sur les plans de l’architecte avignonnais François de Royers de la Valfenière (1575-1667), à qui l’on doit le fameux couvent de Saint-Paul à Lyon, devenu depuis Musée des Beaux-Arts. L’église fut solennellement consacrée par Jean-Baptiste de Sade, évêque de Cavaillon, le 29 mai 1672. Les travaux, qui avaient commencé en 1647 se poursuivront bien au-delà de la consécration, au moins pour ce qui concerne le gros œuvre.

Le célèbre critique d’art André Hallays employait les termes de « monument extraordinaire » en évoquant l’église paroissiale de L’Isle-sur-la-Sorgue dont la façade sévère, qui n’est pas sans évoquer le Gésù de Rome ne permet pas d’imaginer la richesse du décor intérieur : grandes toiles des meilleurs peintres de l’Ecole avignonnaise parmi lesquels figurent Nicolas et Pierre II Mignard, Simon Vouet, Guillaume-Ernest Gréve, Reynaud Levieux ou Pierre Parrocel, statues, décors muraux, boiseries sculptées, un retable exceptionnel de quinze mètres de haut, entièrement doré, habillant tout le chœur etc. On ne peut non plus ignorer les deux cent vingt-deux figures d’anges pour accompagner Marie au ciel.

Ce foisonnement d’ors, de décors et de travaux d’ébénisterie exceptionnels en font un ensemble d’une rare qualité qui autorise les spécialistes à désigner cet édifice classé aux Monuments Historiques comme le plus bel ensemble baroque du Midi de la France. C’est à ce titre que la commune a décidé d’entreprendre la restauration de la collégiale Notre -Dame–des-Anges.


Le cours Fernande Peyre

Ce cours, de plus de 900 mètres de longueur et de 25 mètres de largeur, est un site protégé datant du milieu du XVIIIe siècle. Egalement appelé « cours de la Pyramide », il incarne une liaison historique entre L'Isle-sur-la-Sorgue et Carpentras.

A l’origine, ce cours constituait principalement une promenade ombragée par ses allées de platanes majestueux.

L’usage de ce cours ayant progressivement évolué, un grand projet de rénovation et d'aménagement a été mis en œuvre à la fin de l’année 2010. Il s’est achevé en 2013.


La Tour d'Argent

Composé d’une tour datée de la fin du XIIe siècle et de bâtiments s’échelonnant du XIIIe au XVIIIe siècle, l’îlot de la Tour d’argent présente une valeur patrimoniale riche et constitue l’une des figures emblématiques de l’histoire L’Isloise.

Consciente de cette richesse commune, la Ville a adhéré en 2011 à la Fondation du Patrimoine et a demandé officiellement à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) une inscription au titre des Monuments Historiques (procédure en cours).

Des recherches archéologiques essentielles ont été conduites notamment sur le contexte topographique et historique de la société des XIIe et XIIIe siècles dans le Comtat Venaissin. Outre l’histoire ancienne du bâtiment, la Tour d’argent constitue un lieu de nostalgie et de souvenirs de jeunesse dont nombre de L’Islois se souviennent. C’est au cours du XXe siècle en effet que le site de la Tour d’argent a abrité un cinéma-théâtre, le Cinévog, et un dancing, le Lido. De 1930 à 1950, l’îlot proposait ainsi des espaces d’animation chers aux habitants qui animaient le cœur de la ville. Aujourd’hui encore, son évocation laisse poindre chez les habitants de nombreux souvenirs.

Aussi, l’îlot de la Tour d’argent fait-il l’objet d’un projet de rénovation et de réhabilitation. Souhaitant valoriser cet ensemble d’exception, la municipalité a lancé un vaste projet de réhabilitation afin de :

- Valoriser et faire découvrir ce patrimoine au plus grand nombre ;
- Proposer un nouvel espace d’animations culturelles au cœur de la ville ;
- Impacter sur le développement économique L’Islois.

>> Chronologie de la Tour d'argent


L'hotel Campredon

L’hôtel Donadéï de Campredon est à l’origine une demeure du XVIIIe siècle en partie protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1979.

Cet hôtel abrite désormais le centre d’art Campredon où sont régulièrement proposées de nombreuses expositions artistiques.

Retrouvez toutes les infos sur www.campredoncentredart.com


Le grenier à blé

Réalisé par la famille d'architecte BRUN en 1779, le grenier était à l’origine destiné à stocker les céréales que les L'Islois se voyaient contraints d'acheter en raison d'une trop faible production locale.

Visible en centre-ville, l'ancien grenier à blé accueille aujourd'hui l'Office de Tourisme.


L'hopital local, la chapelle, la pharmacie et les jardins de la congrégation


Les roues à aubes

L’Isle-sur-la-Sorgue a construit son développement sur sa richesse naturelle : l’eau.

Après des années d’activités de pêche traditionnelles, la Sorgue a inspiré les habitants pour la construction de roues à aubes qui constituent, aujourd’hui encore, le symbole de l’utilisation de l’énergie hydraulique.

Les roues se sont ainsi multipliées entre 1810 et 1880 atteignant le nombre record de 62 roues, dont 49 en centre-ville et 17 sur le canal de l’Arquet.

Progressivement, la gamme de fabrication par les usiniers de la rivière s’est étendue (transformation de produits naturels, moulins à soie, à poudre de garance, carderies et filatures de laine, tanneries, scieries, moulins à broyer le gypse pour les plâtreries, etc.). L’Isle était le principal centre lainier du département, durant deux siècles.

Aujourd’hui, l’une des plus anciennes manufactures lainières de France, Brun de Vian Tiran, perpétue ce métier dans la tradition familiale. Si les roues à aubes – il n’en reste que 14 aujourd’hui - constituent les jalonnements pittoresques d’une promenade touristique, elles témoignent aussi de l’intense activité économique liée à la Sorgue.

 




Mairie de L'Isle-sur-la-Sorgue
Hôtel de ville - Rue Carnot
84800 L'ISLE-SUR-LA-SORGUE
Tel : 04.90.38.06.45 - Fax : 04.90.20.79.16